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25 Janvier 2026
Ouverture, le jeudi 22 janvier 2026 au Congo-Brazzaville, du sommet extraordinaire de la Conférence des chefs d’État de la CEMAC (Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale) sous le très haut patronage du Président de la République du Congo, chef de l’Etat, Denis Sassou-N’Guesso. Trois chefs d’Etat, Brice Clotaire Olingui Nguema du Gabon, Théodoro Obiang Nguema Mbasogo de la Guinée Equatoriale et Ange Archange Touadera de la République centrafricaine ont pris part et les chefs de gouvernement. Cette session d’urgence est convoquée après la dernière réunion des dirigeants de la sous-région, tenue à Yaoundé au Cameroun, en 2024. Elle était consacrée à l’évaluation de la situation macro-économique de la Communauté et à l’adoption de mesures visant à consolider la résilience des États membres.
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Cette fois-ci, les chefs d’État et de gouvernement se retrouvent dans le cadre d’un sommet extraordinaire consacré à l’examen approfondi de la situation économique et financière de la zone CEMAC, ceci dans un contexte international marqué par de multiples incertitudes, afin de les juguler.
Lors de la cérémonie d’ouverture officielle des travaux, le Président Denis Sassou-N’Guesso, en tant que pays hôte, a d’emblée dressé un tableau à la fois réaliste et porteur d’espoir de la conjoncture actuelle. Le Président de la République, chef de l’Etat congolais a rappelé que, « malgré les chocs exogènes, les économies de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) enregistrent aujourd’hui une croissance positive, signe des efforts consentis ces dernières années par les États membres et les institutions communautaires ».
Il aussi indiqué que « l’inflation amorce un reflux appréciable, avec une tendance au retour en dessous du seuil communautaire, constituant ainsi un indicateur encourageant pour la stabilité macro-économique et le pouvoir d’achat des populations ».
Cependant, le Président de la République du Congo a tenu à rappeler que « ces évolutions, aussi salutaires soient-elles, demeurent fragiles. Elles ne sauraient être durablement garanties si elles venaient à être perturbées par l’instabilité persistante du contexte mondial, caractérisée notamment par les tensions géopolitiques, la volatilité des marchés financiers et les pressions inflationnistes importées. D’où l’impérieuse nécessité, de renforcer la coordination des politiques économiques, de consolider les réformes structurelles engagées et de préserver les acquis communautaires ».
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Ainsi, le sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEMAC s’est soldée par des recommandations, dont la mise en œuvre permettra de créer les conditions d’une croissance durable et résiliente. Brazzaville, capitale de la République du Congo est devenu tant soit peu, le centre de réflexion stratégique sur l’avenir économique et monétaire de l’Afrique centrale.
Par conséquent, le communiqué final de ce sommet extraordinaire de ma CEMAC, lu par le président de la Commission M. Baltazar Engonga Edjo’o a informé que ladite « Commission a suivi avec une attention particulière, le rapport du gouverneur précédent, des Etats d’Afrique centrale sur la situation économique financière et monétaire de la CEMAC. Cette session extraordinaire mettant en ligne de mire, un contexte macroéconomique et des perspectives peu rassurantes, concluant à la nécessité des mesures urgentes et vigoureuses pour redresser la situation ».
Elle a ensuite suivi le rapport du président de la Commission sur les analyses présentées par le conseil des ministres de l’Union Economique des Etats d’Afrique centrale, l’état d’exécution des mesures pertinentes prises par la Conférence des chefs d’Etat, lors des sessions de 2024, ainsi que l’intervention de l’administrateur de groupe Afrique centrale au Fonds monétaire international, qui met en relief « les principales préoccupations soulevées par le FMI, par rapport à la situation et aux perspectives macroéconomiques ».
La Conférence extraordinaire a exhorté les Etats, à garantir la cohérence entre les lois de finances et leurs engagements avec le FMI, à assurer leur comptabilité avec les objectifs de soutenabilité de la dette et de consolidation de la position extérieure à moyen terme.
Cette Conférence a appelé à négocier avec les Etats, conclure ou poursuivre les programmes avec le Fonds monétaire ; à renforcer la communication des statistiques, y compris celles relatives à la gestion des finances publiques, à travers notamment, la publication mensuelle du tableau des opérations financières de l’Etat ; à accélérer la mise en place des comptes uniques de trésor et la digitalisation des finances publiques ; à préserver l’indépendance de la BEAC (Banque des Etats d’Afrique Centrale) et à renforcer les rôles de la commission bancaire de l’Afrique centrale à rapatrier les avoirs détenus à l’extérieur de la zone par les Etats et les recettes des exportations des entreprises, notamment celles du secteur extractif ; à poursuivre et finaliser les négociations avec les sociétés des industries extractives en vue de rapatriement du fonds des restaurations des sites pétroliers.
En plus, il est nécessaire de renforcer la mise en place et le rôle de la banque de développement des Etats de l’Afrique centrale dans le financement et la transformation structurelle des économies de la CEMAC, d’accéder la mise en œuvre de la stratégie communautaire d’import de substitution.
Enfin, de disposer d’un mécanisme de suivi évaluation, plus actif et performant la conférence a prescrit que soit renforcé le secrétariat du programme des réformes économiques et financières pour démission d’évaluation trimestrielle auprès des acteurs chargés de la mise en œuvre des mesures énoncées.
Selon le communiqué final, « la conférence a instruit le secrétariat technique de la CEMAC à mener l’évaluation de premier trimestre 2026 dans le meilleur délai et à produire son rapport avant les assemblées du FMI et de la Banque mondiale au printemps ».
En substance, ces solutions appropriées à la situation économique, monétaire et financière que traverse la sous-région, constituées des mesures de redressement dont le président en exercice de la CEMAC, Denis Sassou-N’Guesso a interpelé les Etats, « qu’ils doivent mettre en œuvre en urgence, les recommandations du sommet, question de relever ensemble, consolider les réformes déjà engagées, créer les conditions d’une croissance durable et résiliente au bénéfice des peuples ».
Denis Sassou-N’Guesso invite les Etats, à mettre résolument en œuvre les recommandations de cette conférence extraordinaire.
LOUIZÍO ALBERTINÍ/LE NOUVEL'O.NET/Journaliste