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Congo – Justice : quatre présumés délinquants fauniques seront fixés sur leur sort à Dolisie et Djambala

Deux audiences dont une au Tribunal de Grande Instance de Dolisie dans le département du Niari et l’autre dans la même juridiction à Djambala, dans le département des Plateaux, sont respectivement attendues. Elles portent toutes sur des affaires liées à la délinquance faunique.  

Dans l’affaire de Dolisie, le tribunal de Grande Instance rendra son verdict, le 17 juillet 2026. Cette affaire implique un présumé délinquant faunique, interpellé le 26 juin 2026 en flagrant délit de détention, circulation et tentative de commercialisation de deux pointes d’ivoire, représentant la mort d’un éléphant, une espèce animale intégralement protégée par la loi congolaise.

Le mis en cause aurait ramené les pointes d’ivoire des forêts du village 109 du district de Moutamba dans le Niari. Les ivoires qu’il aurait gardés en toute discrétion à Dolisie en vue de les vendre. Au cours de l’audience tenue le 3 juillet dernier, ce présumé délinquant faunique aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés.

L’interpellation de ce présumé trafiquant d’ivoire, âgé de plus de quarante ans, avait été réalisée par les éléments de la région de gendarmerie du Niari en collaboration avec les agents de la Direction Départementale de l’Economie Forestière en poste à Dolisie, appuyés techniquement par le Projet d’Appui à l’Application de la Loi sur la Faune Sauvage (PALF).

La deuxième audience attendue le 22 juillet 2026 au Tribunal de Grande Instance de Djambala, intéresse trois présumés braconniers, interpellés les 23 et 24 mai 2026 à Lékana et Ngo dans le Département des Plateaux. Ils sont poursuivis pour les délits d’abattage d’éléphants, détention et circulation des trophées d’une espèce animale intégralement protégée en l’occurrence l’éléphant. Ils sont également soupçonnés d’avoir détenu illégalement des armes et des munitions de guerre. Après plusieurs audiences tenues à Djambala, l’affaire avait été renvoyée pour ce 22 juillet 2026 pour décision être rendue.  

Les trois présumés braconniers avaient été interpellés par les éléments de la Région de Gendarmerie des Plateaux avec des armes à feu dont une de guerre, des munitions de guerre, huit morceaux d’ivoire pesant plus de 31 kg. Les autres services notamment la Direction Départementale de l’Economie Forestière des plateaux a été saisie pour la suite de la procédure. Informé, le PALF apporte son assistance technique dans cette affaire.

Le braconnage et le commerce illégal des produits de faune contribuent à la disparition progressive de nombreuse espèces animales à travers le monde. Déterminé à préserver son patrimoine faunique, le Congo affirme sa volonté de sanctionner avec fermeté toute violation des dispositions relatives à la protection des espèces animales, particulièrement celles menacées d’extinction comme l’éléphant, la panthère, le pangolin géant, le chimpanzé…

L’article 27 de la loi Congolaise sur la faune et les aires protégées stipule : « l’importation, l’exportation, la détention et le transit sur le territoire national des espèces intégralement protégées, ainsi que de leurs trophées sont strictement interdits ; sauf dérogation spéciale de l’administration des eaux et forêts, pour les besoins de la recherche scientifique ou à des fins de reproduction ». Les contrevenants à ces dispositions légales risquent des peines allant de deux à cinq ans d’emprisonnement ferme ainsi qu’une amende pouvant atteindre cinq (5) millions de F.CFA.

LOUIZIO ALBERTINI / LE NOUVEL'O.NET

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